Sphalmanthus N.E.Br.
Phyllobolus prasinus (Riethuis) et P. tenuiflorus SH1267 (Quaggaskop) (ex Sphalmanthus sp.)
Sphalmanthus (la dernière thèse en vogue en a fait un sous-genre de Phyllobolus) est un assemblage hétéroclite. Dans une optique horticole, je dégagerai deux caractéristiques : la forte tendance à être caduc (de nombreuses espèces ne sont plus que des brindilles ou des souches effeuillées en été) et la bizarrerie de leurs fleurs qui ont des couleurs et des senteurs que l’on trouve d’habitude dans la cuisine et le boudoir. Le jambon frit d’un mauvais jour, la fumée d’un feu de bois, le poivre noir, le citron, la rose, le miel, l’odeur entêtante d’un narcisse, le souci : de loin l’éventail le plus large et le plus surprenant que la famille abrite. La miniature S. herbertii a de merveilleuses fleurs qui ressemblent à des pompons couleur ivoire, épanouies de jour comme de nuit pendant des semaines. S. tenuiflorus, lui, exhibe de multiples teintes, de la couleur chartreuse au lilas.
Toutes les espèces que j’ai testées (une trentaine) sont faciles à entretenir, mais beaucoup sont irrémédiablement affreuses en pot. D’habitude, ils sont actifs en hiver lorsqu’ils reçoivent une abondance d’eau. Une bonne aération est importante, étant donnée leur légère tendance à perdre leurs feuilles inférieures (plus rarement la tige elle-même) et à pourrir. La plupart des espèces fleuriront huit mois après un semis estival.



